Lundi noir sur les routes
Si globalement le premier grand chassé-croisé des vacances s'est déroulé sans problème ce week-end, par contre les usagers de l'autoroute A 1 ont vécu hier une journée de galère : 8 km d'embouteillages dans le sens Paris-Lille et 6 km dans le sens Lille-Paris, à hauteur du péage de Chamant, sous un soleil enfin estival. A l'origine des bouchons : une impressionnante série d'accidents qui se sont succédé tout au long de la journée (voir infographie). Mais c'est une collision, survenue vers 6 h 30, entre un poids lourd polonais de colis postaux et une fourgonnette d'Indre-et-Loire, au péage de Chamant à hauteur d'Ognon, qui a provoqué la pagaille générale.
Agé de 24 ans, le conducteur de la fourgonnette, vraisemblablement assoupi, a percuté le poids lourd par l'arrière. Le semi-remorque, dont la cabine a dépassé le terre-plein central au cours de l'accident, s'est couché sur les trois voies de circulation, entraînant la neutralisation de la voie de gauche dans le sens Lille-Paris et l'interruption totale de la circulation dans le sens Paris-Lille. Le conducteur du poids lourd et son passager, un enfant, ont tous deux été légèrement blessés. Les deux adultes à bord de la fourgonnette, touchés plus sérieusement, ont dû être conduits vers les centres hospitaliers de Creil et de Senlis.
Sur l'autoroute, les automobilistes n'avaient plus qu'à prendre leur mal en patience. Les vacanciers parvenaient à voir les choses du bon côté : « Nous partons à Bruxelles, sourit quand même Emile. Nous venons de passer une heure dans les embouteillages. Heureusement, nous n'étions pas pressés. Je préfère garder mon calme. De toute façon, ça ne sert à rien de s'énerver. Le pire, c'est que ça roulait bien à Paris. Le temps que nous avons gagné pour sortir de la capitale, nous l'avons perdu ici ! »
Mais les automobilistes en retard ou attendus au travail prenaient les événements avec moins de philosophie. Un conducteur écarlate se gare sur le parking derrière le péage et court attraper une bouteille d'eau dans son coffre. En nage, le front luisant, l'homme fulmine : « Je travaille à Creil et j'ai deux heures dans les dents. C'est insupportable et désespérant ! Même au beau milieu de l'été, quand tout le monde est en vacances, je perds encore ma matinée dans les bouchons. »
Fangio redémarre en trombe. Ça fait crisser les pneus, mais ça ne rattrape pas le temps perdu. C'est surtout dangereux. La A 1 a seulement rouvert vers 15 h 15 dans le sens Paris-Lille au niveau de la sortie 10 (Compiègne-Ouest) mais un bouchon de 8 km subsistait toujours.
Source : le parisien